Et vous? Où en êtes vous?

Soyez nombreux à participer en répondant au questionnaire dans la partie "commentaire":

1/ Qu'est-ce qui a été à l'origine de votre burn-out?

2/Quels en ont été les symptômes majeurs?

3/Coment vous en sortez-vous ou comment vous en êtes-vous sorti(e)?

4/Qu'avez-vous appris et changé dans votre vie au quotidien?

En vous remerciant par avance pour le temps que vous consacrerez à répondre à ce questionaire, qui fait office de mini-enquête et qui pourra aider bien d'autres personnes tombées dans le burn-out.

par Steph-Anne
Mercredi 19 mars 2008
publié dans : Travail, Société et Santé ajouter un commentaire commentaires (2)   

Commentaires

Bonjour,
Tout d'abors MERCI pour ce blog ça me réconforte un peu et me donne de l'espoir pour les mois ou années à venir.
Je me remets tout doucement d'une experience professionnelle ou plutôt d'un vrai cauchemar...Je viens de commencer dans le monde du travail, j'ai 24 ans. Même si je sais que je suis jeune, que j'ai la vie devant moi etc ; j'ai beaucoup de mal à m'en remettre psychologiquement surtout. Cette expérience a duré 6 mois, dans le secteur de la production touristique (voyages d'affaires avec de gros clients gros portefeuille grandes dents longues...). Je me suis retrouvée sans responsable, seule dans un service pour 3...et en echange de mon dynamisme on m'a promis un Cdi, augmentation, opportunité de carrière...( l'âne et la carotte). En 6 mois de semaine à 45 heures, mon copain m'a quitté, j'ai arreté le sport et la musique, je ne dormais plus, j'ai eu une pression enorme sur les épaules, insomnies, irritabilité...
Le pire c'est que mon patron qui a fait craqué à tour de rôles les anciennes collègues, s'en ai pris à moi le jour ou j'ai decouvert sans le vouloir, une faute professionnelle très grave venant de lui... Il a détruit mon travail, m'a retiré toutes mes fonctions, m'a convoqué 3 fois par jour pour me culpabiliser devant d'autres collègues,ignorance, humiliations...Résulltat : j'ai craqué ! Je me suis mise en arrêt pour "etat depressif suite a harcelement", et j'ai demissionné...
Aujourd'hui, j'essaye d'oublier tout cela mais j'arrive pas. Déjà je suis épuisée, et puis je n'ai envie de rien. Des fois ça va et j'arrive à etre positive et des fois j'ai des idées morbides et j'ai envie de disparaître. Depuis une semaine, j'ai trouvé un travail mais j'ai peur d'être déçue. Je n'ai plus confiance en moi. Et puis mon ex patron ne m'a pas régler de solde tout compte, j'essaye de monter un dossier contre lui j'ai envie de me battre. Voilà, moi là je suis encore écoeurée par tout ça, même si je vois un psy j'ai du mal à voir la vie du bon côté. J'ai l'impression que d'écrire ces quelques lignes, me fait du bien.
Bonne continuation, je vais continuer de regarder ton blog.
Hélène
commentaire n° : 1 posté par : Hélène le: 23/03/2008 20:53:10
Courage Hélène! Tu es encore jeune, tellement jeune! Bats toi et reprends confiance. J'ai mis du temps à avoir de nouveau confiance...il m' a fallu 2 ans. J'ai appris à ne plus postuler pour des entreprises dont le seul but est le gain, le gain rien que le gain, au détriment des valeurs humaines. Dans notre monde du travail, il est rare de trouver des gens équilibrés et sains, "biens dans leurs basquettes". La faute à qui? La faute à la société de consommation, de la performance et de la perfection, de l'urgentisme, du paraître...bref, ce qui nous éloigne de l'essentiel et de l'authentique. Mais ça va aller, il faut y croire....ne t'inquiète pas. "Chat échaudé craint l'eau froide": j'ai dû me remettre dans le bain plusieurs fois. Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux. Je tavaille dans une entreprise à dimension humaine. J'ai retrouvé le goût et la joie de communiquer avec une clientèle de vacanciers, des gens simples qui ne se prennent pas la tête et qui ont tellement de choses intéressantes à partager. Ca fait du bien de revenir à la simplicité du quotidien. Mon patron est d'une gentillesse absolue:il y a bien longtemps que je n'étais pas allée travailler sans mal-être intérieur. Enfin, je revis et je travaille, la paix dans l'âme, le sourire aux lèvres. Accroches-toi Hélène, ça va aller.
Bien amicalement
réponse de : Steph-Anne (site web) le: 29/03/2008 13:18:01
Bonjour Steph-Anne.
Tu connais déjà mon histoire mais je réponds volontiers à ton sondage pour témoigner

1/ Une surchage de travail et de responsabilité croissante accumulée depuis 2 ans environ lié à un manque réél de personnels dans la structure.
2/ Je n'arrivais plus à "déconnecter" du travail et malgré le fait que je travaillais de plus en plus, les dossiers n'avançaient pas, je devenais "agressive", je réagissais au quart de tour, je n'avais plus le temps de classer au fur et à mesure et donc je finissais par douter sur tout en permanence. Avec perte de sommeil car le soir je pensais à tout ce que je n'avais pas pu faire le jour même et à tout ce que j'avais à faire le lendemain. Et quand j'arrivais à m'endormir, je me réveillais en sursaut en me demandant si j'avais bien envoyé ce mail si important... D'une personne compétente, autonome et perfectionniste, je suis devenue une personne en incapacité de travailler et trouvant le moindre petit pb quasi insurmontable. A ceci un énorme mal dans le bas du dos du matin au soir et du soir au matin. et bien sur plus envie de partager avec les autres. Une tristesse, une "envie de rien" quasi permanente.
Tout ceci jusqu'au burn out total, le 12/11/2007 où mon corps a tiré la sonnette d'alarme : impossibilité de me rendre à mon travail : grosse crise d'angoisse sr la route avec envie de vomir, souffle coupé...

3/ Depuis je suis en arrêt de travail, sous médocs et suivi par un psy. J'ai eu de la chance d'être tombée sur un médecin traitant qui a tout de suite fait le bon diagnostic, ainsi que le médecin du travail qui a également entendu ma souffrance et m'ont permis tous les deux de "prendre le temps", je dirais même m'ont autorisée, m'ont obligée de prendre ce temps nécessaire et indispensable. J'avance bien côté personnel et familial : je me retrouve et je retrouve mes marques. Mais côté professionnel, je suis encore "perdue", je n'ai plus confiance en moi, en mes capacités de travail et aussi en mes capacités à dire "non", et je n'ai plus confiance non plus en la structure...

4/ Cette dépression consécutive au burnt out m'a appris beaucoup de choses en réalité.
- D'abord, qu'il faut écouter son corps : le mal de dos que je trainais depuis des mois et qui me faisais atrocement souffrir a "disparu" miraculeusement le jour où le médecin a écrit pour la première fois sur l'arrêt de travail : "état anxio-dépressif réactionnel à une surcharge de travail"...
- être disponible d'abord pour soi et ensuite pour les autres. Comme beaucoup de "burn-outés", je suis quelqu'un de très (trop ?) disponible pour les autres et qui du coup a fini par s'oublier...
- faire un travail sur le côté perfectionniste de ma personnalité : nul n'est parfait et il faut savoir laisser lacher prise... (facile à dire...).

Ceci a fait qu'au quotidien je fais plus attention à ce que me dit mon corps. Pour cela, je fais du yoga et j'ai repris le sport pour repartir dans une dynamique "active".
Je prends le temps de "m'ennuyer", au sens positif du terme, c'est à dire le temps de laisser mon esprit se balader où il veut, comme il veut, méditer à loisir...
Bref se recentrer un peu plus sur soi tout en restant à l'écoute des autres bien sur, notamment de mes enfants et de mon mari.

Voilà.

Merci Steph-Anne.

Bises.
Marjorie.
commentaire n° : 2 posté par : Marjorie le: 19/03/2008 14:18:33

Merci à toi Marjorie! Grosses bises


réponse de : Steph-Anne (site web) le: 29/03/2008 13:21:08

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