Lorsque je me suis retrouvée en arrêt maladie pour cause de dépression, je me suis sentie totalement démunie et impuissante.
Je savais que je vivais quelque chose de beaucoup plus grave qu’une simple dépression : j’étais victime d'un burnout (ou épuisement professionnel)
complet.
Je n’avais personne avec qui échanger sur ce que je vivais. J’ai alors pris contact avec une association pour me
renseigner davantage sur le burnout.
Des associations d’informations et organismes privés sur le burnout, il en existe, certes ; mais là où elles sont le
plus actives, le plus efficaces et le plus développées, ce sont dans les pays tels que le Canada, la Belgique et la Suisse. En France, ce type de service fait
défaut. Pourquoi ? L'épuisement professionnel n’est pas reconnu ; il reste un sujet tabou. Et pourtant, il touche une partie
de plus en plus significative de la population active. Seulement, cette maladie professionnelle n’est pas encore reconnue et les médecins la rangent dans la catégorie de la dépression afin que
la victime puisse être couverte par l’assurance maladie.
Ainsi, au bout de quelques mois, je me suis sentie isolée face à ce mal-être et ne pas pouvoir être en contact ou
correspondre avec d’autres victimes m’a cruellement manqué.
J’ai donc décidé de mettre mon témoignage au service des autres victimes du
burnout, afin de correspondre avec elles, mais surtout, de délivrer un message d’espoir pour des lendemains meilleurs.
L’objectif est de répondre à leurs questions en informant sur :
- les symptômes
manifestés
- le recours à la
médication
- les thérapies
utilisées
- les soins
Il y a tout un aspect scientifique et médical qu’il est nécessaire d’aborder. A cet effet, j’ai trouvé utile de mettre des liens à disposition, de
donner des adresses et des contacts d’organismes et d’experts en la matière. Car la victime, déjà affaiblie psychologiquement, a besoin d’être guidée, orientée.
Quand on est dans une telle détresse, l’entourage familial est très important ; et les amis, étaient-ils présents ? Ainsi que le rapport
à son entreprise et à son employeur? Tout ceci intéresse les victimes du burnout.
Cependant, mon ultime priorité, c’est de me concentrer sur l'Art de Vivre: donner des pistes sur la façon dont on peut
rééquilibrer sa vie, avec des méthodes, des recettes et une nouvelle vision de la vie. Qu'est-ce qui peut et qui doit changer nos vie pour ne plus retomber dans les travers de
l'épuisement professionnel?
Devenir le principal acteur de sa vie en respectant bien ses limites et ses désirs, en apprenant à s'ouvrir sur d'autres centres
d'intérêt, en accordant de son temps à sa vie sociale et en considérant davantage sa vie affective, tel est ce que je vous souhaite !
Il y a une vie après le burnout ! Mais pas n’importe laquelle : c’est une Renaissance à Soi-même et à la Vie,
essentiellement guidée par une nouvelle énergie, un nouveau regard sur le monde du travail et une nouvelle façon de donner!